Vient de paraître

Qu’est-ce que l’art ? (Editions L’Initiale, 2020)

Cet album vise à faire réfléchir les enfants et les adolescents sur les divers aspects de l’art : représenter (ou non) la réalité, exprimer des émotions, symboliser des idées, dénoncer les injustices, donner libre cours à l’imagination, évoquer le sacré.
Chaque page propose quelques œuvres (peintures, sculptures, photos, etc.) et des questions. Les parents comme les animateurs d’ateliers philo y trouveront des ressources pour nourrir un dialogue autour de l’art et le faire aimer.

Des fiches pédagogiques sont disponibles pour aider les animateurs à organiser un atelier sur l’album et les parents ou grands-parents à nouer un dialogue avec leurs enfants sur chaque double page.

Elles sont téléchargeables ici :

Un Powerpoint est également disponible pour projeter les images de l’album (et d’autres) dans un atelier philo et faciliter leur observation.

Il est téléchargeable ici :

Vous pouvez déposer vos réflexions, questions et récits d’expériences dans la fenêtre «Commentaires » au bas de cette page. De cette manière, elles bénéficieront à tous. J’y répondrai chaque fois que nécessaire.

Qu’est ce qu’une vie accomplie ? (Odile Jacob, 2020)

Ce livre prend sa source dans une enquête menée auprès de personnes– dont une actualité récente a montré qu’elles étaient nombreuses en France – détenant le moyen de quitter la vie sans douleur ni violence  Cette enquête, qui fait l’objet d’un chapitre de l’ouvrage,  débouche sur un constat paradoxal : la grande majorité d’entre elles déclarent être plus heureuses, plus sereines, plus désireuses de vivre que si elles n’avaient pas ce moyen.

Comment expliquer que la liberté réelle de mourir permette de mieux vivre ? C’est tout l’objet du livre. Il vise à montrer que cette capacité à délimiter sa vie la transforme. Elle n’est plus une condition à assumer, comme la plupart des philosophies nous le disent.  Elle devient une œuvre à accomplir, comme un peintre crée un tableau ou un écrivain un roman. Elle exige une réflexion continue, une évaluation de soi qui ne se réduit pas à une simple méditation et, conduit, selon le mot de Nietzsche,  à « se voir au-dessous de soi-même ». 

La crise pandémique récente a révélé le statut problématique de la vie biologique. Pour la préserver, on a sacrifié momentanément les autres formes de vie – sociale, culturelle, économique, et même politique. Elle s’est érigée en fin souveraine, préalable et condition de toutes les autres. Mais certains se sont insurgé contre cette « tyrannie de la santé à tout prix » et ont revendiqué le droit de prendre des risques.

Comment arbitrer entre ces deux positions ? Le livre examine le cas d’écrivains  (Zweig, Hemingway, Romain Gary ) qui se sont donné volontairement la mort, mais seulement quand ils jugeaient leur œuvre accomplie. Peut-on transposer cette démarche à la vie elle-même ?  La réponse à cette question permet de distinguer une vie « accomplie » d’une vie « réussie », « épanouie », « heureuse », ou même simplement « bonne ». A la sagesse de Spinoza qui invite chacun à « persévérer dans son être », elle préfère celle de Montaigne qui recommande de « mourir quand on doit et non quand on peut ».
L’ouvrage peut être commandé en librairie ou sur le site des éditions Odile Jacob :https://www.odilejacob.fr/catalogue/auteurs/francois-galichet/

François Galichet

Vous pouvez visionner sur YouTube une vidéo qui présente les grandes interrogations du livre à partir de quelques tableaux ::

4 commentaires sur Vient de paraître

  1. Bonjour
    Je suis membre de l’ADMD et un jour alors que je distribuais des tracts, un monsieur m’a dit que lorsque mon tour viendra je serai comme tout le monde: je m’accrocherai à la vie. Je lui ai répondu que j’avais déjà pensé à cette éventualité car en effet j’ai peur de mourir comme bcp de gens mais que curieusement avoir la possibilité de mettre un terme à ma vie quand je l’aurais décidé me rassure même si je n’en profite pas par peur. Cette seule idée me permet de vivre sans angoisse de la mort. Il a sourit et il est parti sans un mot.

    1. Je vous remercie pour ce témoignage. Il illustre les réflexions de Cioran (philosophe d’origine roumaine) : « Sans l’idée du suicide je me serais tué depuis longtemps ». « Sans cette idée je n’aurais pu supporter la vie » . « La consolation par le suicide élargit la demeure qui nous étouffe ». Elle illustre aussi la pensée de Montaigne disant qu’il faut se confronter en pensée à la mort aussi souvent que possible, afin de l’apprivoiser, de se familiariser avec elle. Loin d’être morbide la décision de mourir si les circonstances l’exigent est au contraire le seul moyen de mieux aimer et apprécier la vie.

  2. J’ai appris récemment la mort par suicide du philosophe Bernard Stiegler, je ne m’y attendais pas du tout, j’avais écouté quelques unes de ses interviews et conférences et essayé de lire son dernier livre, pas facile à comprendre pour moi, c’était un homme que j’admirais pour son engagement et son intégrité.
    Il a décidé de partir vite suite à une maladie grave dont il ne voulait pas subir les souffrances semble t il, j’ai été bouleversée qu’un homme comme lui en arrive là, alors que sa vie était passionnante selon moi, j’y pense encore…

    1. Ce n’est pas le seul philosophe à prendre cette décision. Gilles Deleuze a mis fin à ses jours en se jetant par sa fenêtre pour mettre fin à une maladie très douloureuse. On dit que Spinoza aurait absorbé du poison pour la même raison.
      Je ne sais pas si la philosophie aide ou non à faire ce choix. Mais elle permet en tout cas de mieux hiérarchiser ses valeurs, ses priorités, de mieux clarifier ce qui compte et ce qui est secondaire.

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