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Vient de paraître

Qu’est ce qu’une vie accomplie ? (Odile Jacob, 2020)

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon ouvrage Qu’est-ce qu’une vie accomplie ? aux éditions Odile Jacob.

Ce livre prend sa source dans une enquête menée auprès de personnes– dont une actualité récente a montré qu’elles étaient nombreuses en France – détenant le moyen de quitter la vie sans douleur ni violence  Cette enquête, qui fait l’objet d’un chapitre de l’ouvrage,  débouche sur un constat paradoxal : la grande majorité d’entre elles déclarent être plus heureuses, plus sereines, plus désireuses de vivre que si elles n’avaient pas ce moyen.

Comment expliquer que la liberté réelle de mourir permette de mieux vivre ? C’est tout l’objet du livre. Il vise à montrer que cette capacité à délimiter sa vie la transforme. Elle n’est plus une condition à assumer, comme la plupart des philosophies nous le disent.  Elle devient une œuvre à accomplir, comme un peintre crée un tableau ou un écrivain un roman. Elle exige une réflexion continue, une évaluation de soi qui ne se réduit pas à une simple méditation et, conduit, selon le mot de Nietzsche,  à « se voir au-dessous de soi-même ». 

La crise pandémique récente a révélé le statut problématique de la vie biologique. Pour la préserver, on a sacrifié momentanément les autres formes de vie – sociale, culturelle, économique, et même politique. Elle s’est érigée en fin souveraine, préalable et condition de toutes les autres. Mais certains se sont insurgé contre cette « tyrannie de la santé à tout prix » et ont revendiqué le droit de prendre des risques.

Comment arbitrer entre ces deux positions ? Le livre examine le cas d’écrivains  (Zweig, Hemingway, Romain Gary ) qui se sont donné volontairement la mort, mais seulement quand ils jugeaient leur œuvre accomplie. Peut-on transposer cette démarche à la vie elle-même ?  La réponse à cette question permet de distinguer une vie « accomplie » d’une vie « réussie », « épanouie », « heureuse », ou même simplement « bonne ». A la sagesse de Spinoza qui invite chacun à « persévérer dans son être », elle préfère celle de Montaigne qui recommande de « mourir quand on doit et non quand on peut ».
L’ouvrage peut être commandé en librairie ou sur le site des éditions Odile Jacob :https://www.odilejacob.fr/catalogue/auteurs/francois-galichet/

François Galichet